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En pratique, votre système de récupération
En France, la récupération de l’eau de pluie tout à fait légale reste néanmoins freinée par l’absence de la professionnalisation de cette activité avec des artisans formés aux techniques et matériels appropriés, sachant informer de manière exhaustive leurs clients sur la réglementation applicable et les aides de l’Etat. En effet, il est souvent constaté un manque de maturité dans l’élaboration des projets ou des défaillances techniques et/ou réglementaires dans les installations réalisées qui devraient faire accélérer la mise en place d’une législation spécifique encadrant les pratiques dans ce domaine avec mise en place de cahiers des charges type pour les conditions d’installations. Pourtant, on note une tendance annoncée vers des installations réalisées par des professionnels qualifiés. Cette tendance est certainement encouragée par le crédit d’impôt qui exige l’intervention d’un professionnel. L’on voit d’ailleurs l’émergence de syndicats avec pour objectif d’homologuer la profession tels que le Syndicat National des Acteurs de la Récupération de l’Eau de Pluie (SNAREP) créé en octobre 2007, le nouveau syndicat professionnel, l’IFEP (Industriels Français de l’Eau de Pluie) ou encore la Chambre Nationale de l’Artisanat, des Travaux Publics, des Paysagistes et des Activités Annexes (CNATP) qui a mis en place la marque collective nationale « Qualipluie ». Il est idéal de réaliser un système de récupération d’eau de pluie à la conception de l’habitat ou du bâtiment, car des économies d’échelles sont réalisables sur les travaux de terrassement et de plomberie. De plus, les coûts de l’installation et de l’équipement peuvent être intégrés dans un prêt global de construction. Dans le cas d’une rénovation, c’est le juste dimensionnement qui va permettre de maximiser l’investissement. Principe de fonctionnement
Si les techniques de mise en œuvre dans le collectif sont plus complexes que dans l’habitat individuel et nécessitent le plus souvent au préalable un audit, le principe de captage et de réutilisation reste le même. Globalement une installation de récupération et de valorisation des eaux pluviales sera construit avec les mêmes éléments : une surface de récolte, un volume de stockage aérien ou enterré, un dispositif de pompage, de filtration et de distribution (unique ou multi points) :
Principe de fonctionnement - 3P Technik Attention ! Les solutions produits
Les réservoirs de stockage A ce jour, les cuves en béton ou en PEDH (Polyéthylène Haute Densité) se partagent le marché de façon presque équitable. Néanmoins, il existe d’autres matériaux pour les cuves de stockage et il est recommandé de faire son choix avec l’aide d’un professionnel qui saura vous conseiller (selon accessibilité, nature du terrain, types de canalisations présentes dans l’habitation, budget, …). Il est impératif de respecter les consignes d’installation de chaque fabriquant pour votre cuve et de ne pas suivre aveuglément des consignes généralistes. Ne pas oublier d’envisager la mise en place de rehausses pour placer les cuves enterrées hors-gel. Les cuves béton à enterrer Les cuves en béton sont très proches de la qualité des réservoirs naturels (criques, cavités, poches en pierre,..) qui ont naturellement permis à l’Homme de récupérer l’eau de pluie. L’eau de pluie naturellement acide (PH moyen de 5 à 6) stockée dans des cuves béton atteint un PH moyen autour de 7/8, ce qui donnera une eau douce basique non corrosive si vous possédez des canalisations sensibles à l’acidité. De plus, l’eau de pluie (pauvre en minéraux) en contact avec le béton, se charge en éléments tels que calcium, potassium, sodium et magnésium ; vous obtenez ainsi une eau de qualité. Les cuves béton existent sous forme rectangulaire (préférable si la nappe phréatique est haute) ou sous forme ronde avec cône scellé ou non, type couramment utilisé en Allemagne car supportant mieux les charges. Il est conseillé de les acquérir équipées d’un filtre intégré et prêtes à être raccordées, pour faciliter le travail de mise en place. Les cuves béton sont disponibles pour tous volumes de 2000 L à 40000 L. Au-dessus d’une capacité de 10 m3, le filtre adapté pour la gestion de gros débits se place en amont de la cuve. Les cuves béton conviennent bien lors de constructions neuves, leur gros tonnage nécessitant des camions grue et une large accessibilité pour la manutention et la dépose dans la fosse. Attention ! la moindre fissure rendra la cuve non étanche, d’où l’intérêt d’acquérir une cuve de qualité avec des moyens de transport et de déchargement appropriés.
Face au béton, les cuves en PEHD ont l’avantage d’être légères, très maniables, inaltérables, faciles d’entretien et ne nécessitant pas de camions grues pour leur livraison et mise en place dans la fosse. Le PE Haute Densité coextrudé soufflé (Sotralentz-Habitat) contrairement au roto moulé est constitué de matière recyclé jusqu’à 70 %. Il permet un meilleur allongement à la rupture et est davantage résistant aux chocs. Les cuves en PEHD coextrudé soufflé multicouche permettent une pose à vide ne nécessitant pas un remplissage d’eau de ville pour la mise en place, et se composent d’une paroi intérieure de contact alimentaire. Elles résistent à de très fortes pressions de la terre ou de nappes perchées ainsi qu’à de fortes charges de remblai. Elles sont livrées entièrement équipées et prêtes à être raccordées d’où une installation et une mise en oeuvre facilitées. Les volumes proposés vont de 2500 L à 40000 L. Pour contrer la question de l’acidité de l’eau de pluie souvent évoquée dans le cas des cuves en PE, il est conseillé de poser dans le fond deux ou trois parpaings qui feront le travail du matériau béton. Toujours est-il qu’une eau légèrement acide conviendra parfaitement à l’arrosage des plantes ou des vignes. Les citernes souples autoportantes utilisées pour le stockage de l’eau de pluie commencent à être mieux connues du public. Ces citernes sont composées d’un tissage technique à haute résistance enduit de
plusieurs couches de PVC et traitées anti-UV. Elles sont très résistantes,
totalement étanches, supportent des températures de -30°C/+70°C et sont
disponibles jusqu’à des capacités de 400 m3.
Il existe une gamme « standard » allant de 1000 litres à 8000 litres doublée d’une poche plastique qualité alimentaire si nécessaire. Elles peuvent être fabriquées sur mesure avec des capacités allant jusqu’à 400 m3 et au-delà si nécessaire. La visserie ainsi que les cerclages sont en inox. PHOTO: « Cuve bois en pin de Douglas» Contrairement aux cuves enterrées et donc protégées, si ces réservoirs sont disposées à l’extérieur, ils nécessiteront d’être vidangés en hiver. PHOTO du « Réservoir amphore romaine imitation terracota » L’offre de gamme ne dépasse généralement pas 1000 L et le soutirage de l’eau stockée peut se faire par gravité après avoir été filtrée par un collecteur filtrant installé sur votre descente de gouttière. Des robinets avec une « sécurité enfant » et un marquage « eau non potable » sont désormais recommandés, sinon obligatoires pour ce type de produits.
Les filtres Les filtres se déclinent en trois grandes catégories (pour davantage d’information, consulter le site www.2eaux.biz , Rubrique « Filtres » et Rubrique « Industrie ») :
Traitement de l’eau A ce jour, pour une utilisation domestique de l’eau de pluie en dehors de son utilisation pour l’arrosage ou le nettoyage, le CHSCT préconise d’utiliser une eau « potable » même pour une utilisation des chasses d’eau de WC qu’il classe dans les usages sanitaires. Pour les emplois tels que les douches, les bains ou la préparation des aliments (attention ! pour le seul usage individuel et non public !), il est fortement recommandé de faire analyser votre eau de pluie tous les ans par un Laboratoire agréé par la DDASS, la liste des laboratoires agréés étant publiée par l'arrêté ministériel du 31 octobre 2001 http://www.cieau.com/toutpubl/sommaire/texte/5/contenu/56354.htm La liste des laboratoires agréés est régulièrement mise à jour par arrêté ministériel. L'adresse du laboratoire agréé le plus proche peut être obtenue auprès de la DDASS (Préfecture du Département). A ce sujet, consulter également le site du Centre d’Information sur l’Eau http://www.cieau.com/accueil.htm Cette analyse déterminera la qualité de votre eau de pluie et la nécessité ou non de réaliser des traitements complémentaires à un traitement par UV (filtration anti-nitrates par exemple). Le générateur ultraviolet - tel que le RUV36i (traitement de 2 m3/H) ou le RVU56i (traitement de 3 m3/H) - est devenu un des standards du traitement des eaux. Il détruit tous germes pathogènes, bactéries, virus et autres formes de micro-organismes sans provoquer de modification physico-chimique de l’eau, donc sans ajout de substances ou produits chimiques présents dans l’eau de ville (chlore). Il comporte un compteur pour la durée de vie de la lampe. Il est recommandé de réaliser une filtration anti-sédiments (5 µ) avant le traitement UV, afin d’obtenir une eau la plus claire possible. Une filtration complémentaire au charbon actif (10 µ) vous permettra d’ôter tous goûts ou odeurs indésirables pouvant provenir de l’eau de pluie ou de son stockage. Les pompes Les pompes utilisées dans le cadre de l’utilisation de l’eau de pluie peuvent fonctionner soit par tirage (pompe aérienne) soit par refoulement (pompe immergée : pompes série VIPER,...). Leur choix par le professionnel sera fonction des contraires à respecter : hauteur manométrique du relevage, la surface à arroser, distance à couvrir, équipements à alimenter et conformité aux réglementations en vigueur. Il est essentiel que l’eau de pluie soutirée soit claire et exempte de tout élément abrasif (pré filtrée avec en sus une décantation en amont si nécessaire) afin de ne pas abîmer la pompe, d’où l’utilisation d’une crépine d’aspiration avec flotteur. Certaines pompes peuvent s’utiliser en mode aérien ou immergé telle que la pompe Mamba/In Out à amorçage automatique. En cas d’utilisation domestique de l’eau de pluie, une pompe spécifique appelée module de gestion ou station de pompage va gérer de manière automatique la distribution de l’eau au sein de l’habitat. Elle doit répondre à des normes bien définies telles que la norme EN1717 pour empêcher toute intrusion de l’eau de pluie dans le réseau d’eau de ville. La technologie de ces pompes est en pleine évolution pour répondre à une demande de facilité d’utilisation mais également à certaines contraintes d’utilisation. C’est ainsi que le nouveau module de gestion BOX V15 K à fonctionnement automatisé supporte les cols de cygne. Il permet une longueur d’aspiration d’une trentaine de mètres et sa mise en route ne nécessite pas de remplir le tuyau d’aspiration au 1er démarrage. De plus, il dégage (par un système breveté) toute bulle d’air indésirable qui entrerait dans le tuyau d’aspiration et provoquerait de ce fait un arrêt de la pompe.
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