Les points incontournables à prendre en compte lors du diagnostic pour optimiser
le dimensionnement de la cuve, la débit et la qualité du filtrage, les capacités
de pompage et la distribution d’eau et ainsi optimiser les bénéfices d’une
utilisation de l’eau de pluie tout en tenant compte de la législation actuelle
pour ce domaine :
Les besoins et les usages :
demande préalable d’autorisation à la DDASS seule décisionnaire dans le cadre
d’une installation à usage sanitaire (donc hors utilisation extérieure pour
arrosage et lavage) ou à la mairie (pour les particuliers)
les besoins en eau avec prise en compte des rythmes d’utilisation et des
périodes de sécheresse
pour quelle utilisation : extérieure uniquement, domestique, industrielle,
etc.
le taux d’occupation de l’habitation: annuel, saisonnier…
étude de la place disponible et calibrage de la cuve sur la base de besoins
mensuels : les professionnels installateurs tiennent à votre disposition des
tables de mesure et de calcul des besoins
si l’eau stockée nécessite une citerne à revêtement intérieur de qualité
alimentaire
si l’eau de pluie pré filtrée nécessite des traitements spécifiques :
traitement aux ultraviolets avec filtration complémentaire si nécessaire
les économies réalisées à moyen et long terme, le coût de l’installation
la mise en place d’un cahier des charges.
Les quantités recueillies et les ressources :
la surface de collecte du toit à laquelle il faut soustraire environ 15 % de
pertes (évaporation, porosité,…)
Attention, une cuve trop petite n’est pas forcement le bon choix car on prend
goût à l’eau de pluie ! et puis, la réglementation comme vos besoins devraient
évoluer !
Le terrain :
étude géotechnique : nature, structure et stabilité du sous-sol sur trois
mètres de profondeur (si sol meuble, rocheux, argileux,…) qui détermine
généralement le choix du type de cuve
le degré de résistance des cuves selon la profondeur d’enterrement, la nature
et l’instabilité du sol
la présence d’une nappe phréatique : nécessité alors de fixer la cuve en fond
de fosse ou d’envisager un stockage aérien.
Attention ! Consulter les guides d’installation de chaque fabricant.
l’accessibilité de la fosse destinée à recevoir la cuve, sachant que les cuves
en PE sont plus légères et maniables que les cuves béton et peuvent, pour
certaines, être posées à vide. Prévoir une zone de déchargement ainsi qu’une
hauteur libre de déchargement pour le camion.
la distance entre la cuve et la pompe ou le module de gestion qui assurera la
distribution d’eau.
Le pompage et la distribution de l’eau de pluie :
La pompe devra être adaptée à la hauteur manométrique du relevage, à la surface
à arroser, à la distance à couvrir, aux équipements à alimenter et conforme aux
réglementations en vigueur.
Le contrat de maintenance :
Un contrat de maintenance délivré par votre professionnel est fortement
conseillé pour :
le nettoyage annuel du filtre et des gouttières
la vérification de la cuve (étanchéité, dépôts éventuels,..) et de son système
le contrôle de l’installation avec vérification du bon fonctionnement du
système de pompage
le remplacement des consommables des systèmes de traitement d’eau (lampe UV,
cartouches de filtration, etc.)
la vérification du respect des consignes de sécurité.
Pour des capacités de stockage plus importantes, plus spécifiquement destinées
aux collectivités, agriculteurs, entreprises ou industriels, il faudra prévoir
une étude approfondie en amont (parfois plusieurs mois d’audit) avec des cuves
parfois fabriquées sur mesure et complétées par une filtration, des traitements
et un pompage spécifiques.
Pour rappel, les projets de réalisation de systèmes d’utilisation d’eaux
pluviales dans les bâtiments à usage collectif doivent obligatoirement obtenir
l’accord de DDASS concernée.
A ce sujet, voir la position sanitaire datée du 2 mars 2006 de la Direction
Générale de la Santé (DGS) relative à l’utilisation des eaux de pluie pour des
usages domestiques (Annexe N° 3).
Combien ça coûte ?
Le coût d'une installation complète varie d’après :
le coût du matériel (volume et matériau composant la cuve, filtration,
traitements complémentaires ou non, caractéristiques et puissance de la pompe ou
du module de gestion, etc.), sa qualité et son transport ;
si les travaux sont réalisés avant la construction ou sur une habitation
existante ;
en effet, les coûts sont moindres grâce aux travaux de terrassement et de
raccordements qui
seront alors réalisés en parallèle.
la TVA de l’ordre de 19,6% pour une construction neuve et de 5,5% si la maison
a plus de
deux ans, pour les factures des travaux de terrassement ou/et de plomberie qui
varient selon le contexte et la nature du terrain. Dans tous les cas fournitures
et équipements sont soumis au taux de 19.6%.
Le prix de revient total de l'installation varie ainsi selon la faisabilité,
l'accessibilité et le type de terrain, la qualité des composants et aussi bien
sûr le volume de stockage.
Le coût d’une installation d’un réservoir jardin pour une capacité entre 300 L
et 1000 L (utilisation arrosage, nettoyage,…) varie généralement de 250 à 1000 €
maximum avec filtre et accessoires compris. Son installation ne nécessite pas
l’intervention d’un professionnel.
Une installation complète de récupération d’eau de pluie pour une utilisation
jardin et/ou domestique pour une capacité de stockage de 2000 L à 10000 L/12000
L revient généralement entre 3500 € à 8500 € HT.
Ces chiffres ne sont qu’une indication approximative et il est encore plus
aléatoire de chiffrer des installations de capacités supérieures généralement
réservées aux industriels, aux agriculteurs ou viticulteurs qui nécessitent
parfois un pompage, une filtration ou un traitement de l’eau spécifiques.
et puis comme pour tout achat, une démarche collective de « consom’acteurs »
peut être de se regrouper pour négocier et obtenir de meilleures conditions
tarifaires !